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Update Obligations – un environnement plus stable

Des nouvelles plus positives semblent commencer à émerger de la guerre commerciale, ce qui devrait jouer en faveur de toutes les obligations, dont celles qui sont plus risquées – les obligations d’entreprise internationales à haut rendement et les allocations aux marchés émergents dans notre portefeuille.
Update Obligations – un environnement plus stable
Update Obligations – un environnement plus stable

Un environnement de commerce plus stable devrait soutenir la plus grande économie asiatique. Cette situation devrait à son tour se répercuter sur les marchés émergents et sur l’économie mondiale dans son ensemble. Toutefois, il est fort probable qu’il n’y ait aucun accord majeur définitif qui soit conclu avant les prochaines élections américaines de 2020.

Aux États-Unis, la croissance du PIB a dépassé les prévisions du consensus au cours du troisième trimestre. Cette constatation a encouragé la Fed à mettre un terme à sa position conciliante, même si nous prévoyons tout de même une baisse de taux supplémentaire l’année prochaine. La croissance s’explique principalement par la consommation, étant donné que la solidité du marché du travail continue de soutenir les revenus réels. Du côté de la politique, la question de la destitution de Trump continue d’être évoquée, même si l’histoire du pays nous démontre qu’une telle situation survient très rarement. Il est intéressant de se demander comment le marché obligataire réagirait à une destitution, étant donné qu’une telle situation est synonyme d’incertitude, mais qu’en même temps, Trump n’est pas non plus la personnalité la plus appréciée par les marchés.

Les obligations d’entreprise semblent afficher une bonne santé dans l’ensemble, en raison de l’environnement de faible rendement et du processus de désendettement en cours.

La plupart des banques centrales des marchés émergents disposent encore d’une certaine marge pour adopter une baisse de taux, ce qui justifie notre position surpondérée dans cette classe d’actifs. L’Amérique latine, qui représente une grande partie de cet univers, mérite notre attention, car pratiquement tous ces pays font face à des révolutions politiques. Nous ne nous inquiétons pas encore outre mesure puisque la plupart des demandes issues des populations de ces pays laissent la porte ouverte à des discussions et les problèmes qui y sont liés sont facilement réglés par des réformes fiscales. Les élections de dimanche dernier en Argentine ont livré un meilleur résultat que prévu, ce qui engendrera une limitation du pouvoir de l’administration Fernandez-Kirchner et qui la forcera à restructurer une partie des dettes du pays d’une manière favorable aux détenteurs d’obligations.

Si la Fed se montre plus belliciste, une dépréciation du dollar américain ou un renforcement de la devise d’un quelconque pays issu des marchés émergents sont improbables, et nous maintenons dès lors notre position concentrée exclusivement sur les devises fortes.

Matias Grinberg
Investment Communications
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