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Update obligations: Un parcours avec des hauts et des bas

Après un début de semaine plutôt calme en raison du congé Labor Day aux États-Unis, les rendements des obligations ont commencé à faire l’objet d’une hausse de la volatilité dans le courant de la semaine.

En résumé

  • Les rendements obligataires sont volatils après du congé Labor Day
  • Bonnes perspectives de croissance de l'emploi
  • La semaine prochaine, surveillez les chiffres de l'inflation aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France.
Update obligations: Un parcours avec des hauts et des bas
Update obligations: Un parcours avec des hauts et des bas

En plus de l’incertitude actuelle relative à l’inflation, ce phénomène peut également s’expliquer par les émissions sur le marché primaire aux États-Unis et en Europe, ce qui a provoqué un pic des rendements. Cette augmentation a également été stimulée par l’approche des réunions des banques centrales et l’incertitude correspondante par rapport au moment où les banques centrales vont commencer à réduire leurs achats d’actifs (tapering).

Les investisseurs pensent que la récente baisse de la croissance de l’emploi aux États-Unis redeviendra plus positive en raison de l’expiration des avantages de l’emploi fédéral liés à la pandémie. Cette conviction mène les investisseurs à miser de plus en plus sur une politique monétaire plus restrictive. Les rendements des bons du Trésor américain à dix ans ont dépassé leur moyenne sur 200 jours et se sont temporairement appréciés pour atteindre le niveau le plus élevé depuis la mi-juillet. Les rendements se sont repris après la publication des données de la Réserve fédérale qui montrent que la croissance économique américaine a légèrement diminué pour atteindre un rythme modéré début juillet et jusqu’au mois d’août. Les rendements des obligations d’État de l’Allemagne et des pays périphériques de la zone euro ont également connu une semaine volatile. Mais malgré la récente volatilité, nous restons confiants par rapport à notre position en obligations périphériques de la zone euro, étant donné qu’elles continuent de bénéficier de la recherche soutenue de rendement et des programmes d’achats de la Banque centrale européenne. Ces pays bénéficient aussi considérablement du fonds de reconstruction européen.

Les spreads de crédit des segments de la catégorie « investment grade » et des obligations à haut rendement continuent de se négocier à des niveaux très serrés. Ces niveaux restent vulnérables aux nouvelles concernant le variant delta qui se propage rapidement, malgré les taux de vaccination élevés. Des inquiétudes subsistent également à propos de la Chine, du développement économique mondial et du tapering qui approche pour les achats d’actifs des banques centrales. Nous continuons de favoriser les obligations d’entreprise de la catégorie « investment grade » et les segments à revenu fixe plus risqués. Cette stratégie découle des fondamentaux plus solides pour les obligations d’entreprise, de la tendance positive en termes de rehaussements par rapport aux dégradations des notes de crédit et de la liquidité significative du marché. En réalité, la liquidité a plus que doublé depuis le début de la pandémie. Ce phénomène empêchera probablement les spreads de s’écarter de manière significative.

Au cours de la semaine à venir, les données sur l’inflation aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France seront intéressantes à analyser, surtout en les associant aux données de production industrielle de la zone euro et aux données sur les demandes initiales d’allocations de chômage aux États-Unis qui seront publiées le 16 septembre. Ces données fourniront des indices supplémentaires sur la manière avec laquelle les banques centrales pourraient organiser leurs processus de réduction des achats d’actifs dans le temps.

Erik Joly
Erik Joly
Chief Economist / Country Director Investment Advisory
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