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Update Obligations : Un effet Lagarde ?

Depuis le 1er novembre, Christine Lagarde a remplacé Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE). Est-ce que ce changement aura un effet sur la politique monétaire de la BCE ? Deux facteurs doivent être observés attentivement.
Update Obligations : Un effet Lagarde ?
Update Obligations : Un effet Lagarde ?

Lagarde rejoint la BCE dans un contexte de croissance molle, de faible inflation et de politique monétaire extrêmement souple. Pour tenter de comprendre la future orientation de la politique monétaire de la BCE, deux facteurs principaux doivent être surveillés : la position monétaire actuelle est-elle susceptible de changer et est-ce que de nouveaux instruments de politique seront utilisés ?

Lagarde ne devrait pas modifier énormément l’équilibre des opinions au sein d’un Conseil des gouverneurs de la BCE divisé. Notre prévision principale est toujours qu’une baisse des taux de 10 points de base sera adoptée au cours du premier trimestre de 2020 (avec un taux d’intérêt actuel de moins 0,50) et que le programme d’achat d’actifs se poursuivra et s’intensifiera. Le programme a été relancé le 1er novembre à concurrence de 20 milliards EUR par mois, et nous prévoyons que ce montant augmentera encore plus à hauteur de 20 milliards EUR supplémentaires en mars pour atteindre 40 milliards EUR par mois.

Le sujet des instruments politiques pourrait passer au premier plan en cas de nouveau ralentissement. En plus d’une augmentation des achats d’actifs et de baisses de taux supplémentaires, les options envisageables sont notamment d’acheter des actions ou de contrôler la courbe des rendements. Au-delà de ces possibilités, les sujets à surveiller pourraient inclure les débats liés au fait d’acheter ou pas plus d’obligations vertes au moyen du programme d’achat d’actifs, et un encouragement supplémentaire envers les gouvernements pour les convaincre d’assouplir leur politique fiscale. Avec un Conseil des gouverneurs divisé, il est préférable de se concentrer sur la dernière politique, qui semble être la plus optimale et la plus acceptée actuellement.

Roel Barnhoorn
Investment Communications
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