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Update Obligations – Le discours accommodant de la Fed

Ces deux derniers mois, les signes annonçant le commencement possible des baisses de taux de la part de la Réserve fédérale américaine ont eu un effet extrêmement positif sur les marchés de titres à revenu fixe américains.
Update Obligations – Le discours accommodant de la Fed
Update Obligations – Le discours accommodant de la Fed

À ce stade, une grande partie de l’assouplissement de la Fed a toutefois déjà été anticipée : les marchés s’attendent à une première réduction de 25 points de base en juillet, et à deux nouvelles baisses d’ici la réunion de politique de mars.

Au cours de son exposé semestriel sur la politique monétaire, le président de la Fed américaine Jerome Powell a exprimé son approche accommodante et s’est déclaré ouvert à des baisses de taux. Par conséquent, avec l’assouplissement de la Fed qui a déjà été pris en compte dans une certaine mesure, et avec les marchés du travail américains qui tiennent le coup de manière plutôt raisonnable, une question se pose : à ce moment du cycle économique et politique, est-ce que les investisseurs doivent conserver leurs bons du Trésor américain ou bien le cash est-il une meilleure option pour les portefeuilles qui essaient d’atténuer le risque ?

En se basant sur l’historique, la réponse semble dépendre des périodes de détention : sur le court terme, la duration peut continuer à surperformer le cash, même si l’économie évite la récession. Sur le plus long terme, le cash devrait prendre le dessus lorsque l’économie affichera un rebond.

En Europe, la question que les investisseurs devraient se poser est la suivante : pouvez-vous, et devriez-vous acheter des obligations à rendement négatif ? La semaine dernière, même les obligations de la catégorie « non-investment grade » ont constaté que certaines obligations à haut rendement sont susceptibles d’entrer en territoire de rendement négatif. Les obligations à rendement négatif forcent les investisseurs à prendre plus de risques et les dirigent vers des investissements qui n’atteignent pas le juste équilibre entre le risque et le rendement.

Une correction de ces dilemmes n’est pas encore attendue en raison de la politique plus conciliante de la plupart des banques centrales. Au cours des six mois à venir, les marchés seront en proie à d’autres attentes liées aux baisses de taux de la Fed et à un assouplissement étendu de la BCE. Ils seront également attentifs à la croissance internationale et à la politique, avec notamment les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine et le Brexit. L’incertitude liée aux tensions commerciales et les inquiétudes à propos de la vigueur de l’économie (mondiale) continuent apparemment de peser sur la croissance et sur ses prévisions. Les banques centrales ont toutefois exprimé leur disposition à agir.

Roel Barnhoorn
Investment Communications
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