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Update Obligations : la Fed devient-elle folle ?

Le président américain Donald Trump a blâmé la Réserve fédérale américaine pour la récente baisse des prix des actions, déclarant que l’organisation devenait folle. Ce faisant, il désigne le président de la Fed Jay Powell, qu’il a tout récemment nommé, comme bouc émissaire en cas d’échec des politiques commerciales et fiscales américaines.
Update Obligations : la Fed devient-elle folle ?
Update Obligations : la Fed devient-elle folle ?

Le président américain Donald Trump a blâmé la Réserve fédérale américaine pour la récente baisse des prix des actions, déclarant que l’organisation devenait folle. Ce faisant, il désigne le président de la Fed Jay Powell, qu’il a tout récemment nommé, comme bouc émissaire en cas d’échec des politiques commerciales et fiscales américaines.

La semaine dernière, Jay Powell a adopté un ton ferme dans ses commentaires, causant ainsi – avec les solides résultats américains – une montée en flèche des intérêts US. Celui-ci a déclaré que l’économie américaine était forte et le resterait pendant longtemps encore. Depuis 2017, la Réserve fédérale a augmenté son taux d’intérêt à cinq reprises et, selon nous, elle devrait prévoir trois hausses de plus. En outre, la Réserve réduit les actifs qu’elle a mobilisés au cours de ses programmes d’achat d’actifs. En fin de compte, cela a contribué à renforcer le dollar US, et Trump n’apprécie pas que les États-Unis soient pénalisés pour cela.

Depuis l’actuelle liquidation d’actions, les rendements du Trésor américain ont quelque peu chuté, mais les inquiétudes du marché persistent. Que peut-on attendre du côté des obligations ? Comme la relance budgétaire s’estompera en 2019 et que l’inflation restera bien contenue, nous prévoyons que la Réserve fédérale américaine cessera d’augmenter les taux à 3 % en juin de l’an prochain. Ce niveau de 3 % devrait du reste servir d’aune aux rendements à 10 ans du Trésor américain en 2019. La baisse actuelle des actions servira par ailleurs de motif à la Fed pour agir prudemment et ne pas augmenter les taux trop fort et trop vite.

En fin de compte, nous conservons le même cap et continuons de nous tourner vers les marchés où nous identifions les meilleures opportunités. Nous sommes toujours convaincus que le marché américain des créances hypothécaires constitue un investissement judicieux, le consommateur américain bénéficiant d’une excellente position. Nous estimons que le haut rendement US devient de plus en plus onéreux, la catégorie de qualité inférieure – c’est-à-dire les obligations triple C – affichant un prix moyen de 100 %. Ce qui s’avère assez exceptionnel.

En outre, les obligations corporatives libellées en euros semblent vulnérables, car la Banque centrale européenne met fin à son programme d’achat d’actifs dès l’an prochain. Dans une autre région, l’année n’a pas été excellente pour la dette des marchés émergents, qui est devenue relativement bon marché comparée au crédit à haut rendement. À l’avenir, cette évolution pourrait donner lieu à une opportunité.

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