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Update obligations : conséquences incertaines

Le nombre de patients atteints du coronavirus a commencé à ralentir dans certains des pays les plus affectés, comme l’Espagne et l’Italie. Les rapports sur l’activité économique jusqu’à présent ne seront toutefois pas publiés avant le mois suivant, avec les derniers chiffres d’avril. La semaine dernière, le ralentissement des infections a joué en faveur de l’appétence au risque, mais les investisseurs n’ont pas été suffisamment convaincus, provoquant un léger recul des actifs.

En résumé

  • Avec le niveau actuel d’incertitude, nous préférons ne pas modifier notre allocation
  • Nous maintenons notre surpondération actuelle en EMD
Update obligations : conséquences incertaines
Update obligations : conséquences incertaines

Pendant la grande crise financière de 2008, une baisse considérable a été constatée pour les actions et tous les actifs risqués, incluant notamment les crédits d’entreprise de bonne qualité, avant de se stabiliser et de rechuter encore plus. Avec le niveau actuel d’incertitude, nous préférons ne pas modifier notre allocation, étant donné que nous ne savons pas si le fond a été touché en termes de ventes massives.

Les spreads des obligations périphériques sont restés relativement stables, ce qui a joué en faveur de notre position en obligations espagnoles. La situation a même été encore meilleure pour les marchés émergents (EMD) et les obligations d’entreprises à haut rendement, qui ont été soutenus par la légère augmentation de l’appétence au risque, elle-même probablement provoquée par la chasse aux bonnes affaires lancée par les investisseurs. Les pertes pour ces actifs ont reculé pour passer de 15 % jusqu’à présent cette année, à près de la moitié de ce pourcentage.

Nous maintenons notre surpondération actuelle en EMD en raison de la réserve de liquidités dont ces obligations souveraines disposent, de la volonté du Fonds monétaire international (FMI) de jouer le rôle de prêteur de dernier ressort et de la volatilité du prix du pétrole. Le pétrole est un indicateur de poids dans l’orientation des obligations d’entreprise à haut rendement en raison de la part substantielle qu’elle occupe dans le secteur énergétique. Le taux de défaut de paiement devrait être élevé. Cependant, le secteur du haut rendement américain est plus exposé que l’Europe au secteur énergétique, justifiant notre préférence pour cette dernière région.

Les pays des marchés émergents qui affichaient déjà des risques de défaut de paiement avant cette récession internationale, comme l’Argentine, l’Équateur et le Liban, ont déjà déclaré que leur priorité absolue est de contenir la pandémie, plutôt que de payer leurs créanciers. Néanmoins, si les négociations actuelles liées à l’annulation de la dette aboutissent, ces pays pourraient devenir plus solvables et nous pourrions assister à une bonne surprise.

Dans l’ensemble, les mesures de politique publique prises par les gouvernements et les banques centrales semblent avoir été acceptées par les investisseurs comme des mesures suffisantes pour fournir des liquidités en premier lieu, et pour soutenir les prix des actifs ensuite. Il serait toutefois prudent d’examiner leur effet dans les mois à venir avant d’apporter des modifications au portefeuille d’investissement.

Tim Hesse
Investment Communications
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