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Update obligations: Hausse des obligations des gouvernements américain et allemand

Jusqu’alors, l’escalade tarifaire actuelle opposant les États-Unis à la Chine a profité aux obligations d’État, les investisseurs réticents à prendre des risques recherchant une sécurité relative. Or, les actions de cette semaine ont eu un résultat différent, puisque l’escalade n’a pas été aussi terrible qu’on ne pouvait le craindre.

Jusqu’alors, l’escalade tarifaire actuelle opposant les États-Unis à la Chine a profité aux obligations d’État, les investisseurs réticents à prendre des risques recherchant une sécurité relative. Or, les actions de cette semaine ont eu un résultat différent, puisque l’escalade n’a pas été aussi terrible qu’on ne pouvait le craindre.

En l’absence d’aversion au risque, des perspectives de croissance positive et des signes ténus de pression salariale ont abouti à une hausse des taux. La courbe de rendement s’est accentuée en raison d’un élargissement de son segment à long terme. Selon nos prévisions, la courbe de rendement s’aplanira fortement, voire s’inversera l’an prochain, dans la mesure où la Réserve fédérale américaine devrait vraisemblablement limiter son augmentation à un maximum de 3 % d’ici la mi-2019. L’augmentation des rendements US a du reste entraîné l’Europe dans son sillage, les rendements du Bund allemand se rapprochant des 50 points de base. Seule exception, l’Italie, dont les rendements ont chuté à la suite des informations soutenant un déficit budgétaire d’environ 2 % pour 2019. Néanmoins, l’incertitude perdurera jusqu’à l’annonce officielle du budget le 27 septembre.

Du côté des obligations corporatives, le haut rendement américain a bénéficié du sentiment d’aversion au risque et a presque atteint son niveau d’écart le plus faible depuis 2013. Par conséquent, les investisseurs ne semblent pas encore se préparer à la fin du cycle de crédit US. Les écarts de rendement des obligations des marchés émergents ont chuté en parallèle, mais restent malgré tout à environ 1 point de pourcentage au-dessus de leur niveau le plus bas de février. Deux évolutions pèsent toujours lourdement sur la confiance à l’égard des marchés émergents, à savoir, les tensions commerciales et les élections au Brésil. L’Argentine et la Turquie, en revanche, ont commencé à régler leurs problèmes.

Les médias ont tendance à assimiler la volatilité des devises à une crise des marchés émergents. Or, un tel scénario nécessiterait deux facteurs méconnus des journalistes : des politiques macroéconomiques et un financement intérieur médiocres. Bien que certains marchés émergents soient confrontés à des problèmes, nous ne pensons pas que ces ingrédients soient présents. Combinée à des rendements plus élevés, cette situation pourrait attirer des capitaux vers la classe d’actifs. Après de longs mois de sorties, des apports soutenus en fonds de marchés émergents négociés en bourse indiquent que davantage d’investisseurs commencent à envisager les niveaux actuels comme des points d’entrée attractifs vers ces marchés à risque.

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