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Update Actions : Un portefeuille qui a du nez

Cette semaine, des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ont réapparu, les États-Unis menaçant d’imposer, dans deux semaines, des taxes additionnelles de 25 % sur 16 milliards USD d’importations chinoises. À son tour, la Chine annonce des représailles.
Update Actions : Un portefeuille qui a du nez
Update Actions : Un portefeuille qui a du nez

Cette semaine, des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ont réapparu, les États-Unis menaçant d’imposer, dans deux semaines, des taxes additionnelles de 25 % sur 16 milliards USD d’importations chinoises. À son tour, la Chine annonce des représailles. Par ailleurs, les investisseurs se préoccupent toujours des négociations relatives au Brexit et des discussions budgétaires en Italie.

Sur le marché des actions, nous continuons d’observer un élan positif, en particulier aux États-Unis. La saison américaine des bénéfices touche à sa fin, près de 90 % des entreprises de l’indice S&P 500 ayant publié leurs résultats. Plus de 80 % d’entre elles ont engrangé un bénéfice positif imprévu, ce qui signifie que les bénéfices étaient supérieurs aux prévisions des analystes.

Dans le secteur des matériaux, un petit sous-segment des produits chimiques spécialisés englobe seulement une poignée de producteurs d’arômes et de parfums. Ce sous-segment se compose de trois acteurs majeurs et de quelques entreprises de niche non répertoriées faisant la cible de rachats. Ces trois sociétés de premier plan, International Flavors & Fragrances (IFF), Givaudan et Symrise, représentent les seuls acteurs avec lesquels des entreprises telles que Unilever, L’Oréal et Procter & Gamble acceptent de traiter dans le cadre des parfums et arômes phares de leurs produits.

Ces ingrédients ne représentant qu’une part très limitée (moins de 3 %) des coûts de production, ils sont pour ainsi dire immunisés contre les programmes de réduction des coûts émanant des fabricants. Cette situation confère aux entreprises un pouvoir tarifaire qui les rend extrêmement rentables, avec des marges d’exploitation oscillant entre 15 et 20 %. Ainsi, elles négocient toujours à des valorisations élevées. Deux d’entre elles ont récemment publié leurs résultats trimestriels. Ceux-ci étaient une fois de plus excellents, malgré des coûts des intrants plus élevés couverts par des augmentations tarifaires. Dans le cadre d’une stratégie d’achat et de conservation à long terme, il peut s’avérer intéressant d’intégrer ces entreprises dans votre portefeuille.

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