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Update Actions : pas encore sortis de l’auberge

Après la chute de la semaine dernière, les marchés se sont stabilisés ces derniers jours. Les investisseurs ont surtout repris confiance grâce à la saison des résultats aux États-Unis. Morgan Stanley, Goldman Sachs et JPMorgan sont parvenus à dépasser les prévisions et Netflix est de nouveau sur les bons rails avec une forte croissance du nombre d’abonnés.
Update Actions : pas encore sortis de l’auberge
Update Actions : pas encore sortis de l’auberge

Après la chute de la semaine dernière, les marchés se sont stabilisés ces derniers jours. Les investisseurs ont surtout repris confiance grâce à la saison des résultats aux États-Unis. Morgan Stanley, Goldman Sachs et JPMorgan sont parvenus à dépasser les prévisions et Netflix est de nouveau sur les bons rails avec une forte croissance du nombre d’abonnés.

La saison des résultats en Europe a pour sa part été légèrement moins positive. Les chiffres de Fresenius Medical Care ont par exemple choqué les investisseurs mercredi matin. Ils avaient prévu que la société afficherait de meilleurs résultats dans le secteur de la santé américain, ils ont eu tort. Résultat, la société a dévissé de près de 16 %.

À un certain moment, l’augmentation des taux d’intérêt est néfaste pour les marchés boursiers, étant donné que les coûts d’emprunt augmentent et que les facteurs d’actualisation des modèles de valorisation grimpent également. La question est la suivante : à partir de quels rendements des bons du Trésor américain à 10 ans les investisseurs vont-ils se détourner des actions au profit des obligations ? Selon la dernière Global Fund Manager Survey menée par la Bank of America, ce niveau se situe à 3,7 %. Si le rendement actuel du dividende du S&P 500 est de 1,8 % et le rendement de rachat d’action est de 2,2 % (ensemble 4 %), il est en effet logique de supposer qu’un rendement de 3,7 % constitue un déclic pour se diriger vers des actifs moins risqués.

Tant que l’inflation reste modérée et que la disparition des incitants fiscaux en 2019 est maintenue, la Réserve fédérale américaine n’a aucune raison de faire monter les taux au-delà de 3 %. Nous pensons également qu’à un moment, les États-Unis et la Chine parviendront à s’accorder pour mettre un terme à la guerre commerciale, peut-être juste après les élections de mi-mandat du 6 novembre ou au début de l’année 2019. Ce dénouement devrait également stimuler les marchés boursiers.

Pour l’instant, nous avons légèrement surpondéré les actions avec une large préférence pour l’Amérique du Nord. Du côté des secteurs, nous avons surpondéré l’énergie. Le dernier mouvement de la bourse nous incite à penser que nous sommes dans une phase de correction qui n’est peut-être pas encore terminée.

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