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Update Actions : La cavalerie (ou la Fed) à la rescousse

Vendredi dernier, le président des États-Unis Donald Trump a une fois de plus effrayé les marchés avec l’un de ses tweets. Il a déclaré que les États-Unis imposeraient une taxe douanière de 5 % sur toutes les marchandises issues du Mexique jusqu’à la fin de l’immigration illégale en provenance de son voisin du sud.
Update Actions : La cavalerie (ou la Fed) à la rescousse
Update Actions : La cavalerie (ou la Fed) à la rescousse

Comme si cette mauvaise nouvelle ne suffisait pas, le sentiment des investisseurs a été touché une nouvelle fois à la suite d’événements qui se sont produits en Chine. Beijing est en train d’élaborer un plan pour limiter les exportations de terres rares aux États-Unis. Comme le dit l’adage, jamais deux mauvaises nouvelles sans trois, et celui-ci a été confirmé une fois de plus. De récentes données ont montré que le secteur manufacturier de la Chine avait ralenti plus que prévu en mai.

En conséquence de toutes ces mauvaises nouvelles, les actions se sont effondrées et les bons du Trésor américain se sont appréciés. Entre-temps, les plus grandes banques de Wall Street ont chacune à leur tour averti les investisseurs de l’augmentation des risques de récession en raison de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. JP Morgan a par exemple revu à la hausse ses prévisions liées à la probabilité d’une récession des États-Unis au cours de la seconde partie de l’année, qui atteint maintenant 40 % par rapport aux 25 % du mois précédent.

Heureusement, la cavalerie arrive à la rescousse, rôle qui a été endossé par la Réserve fédérale américaine. Mardi, le président de la Fed Jerome Powell a affiché une certaine flexibilité par rapport à une possible diminution des taux en cas de besoin, promettant de garder un œil attentif sur les répercussions provoquées par une escalade de tensions entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux les plus importants. Ce message a été répété par le vice-président de la Fed Richard Clarida. Il a déclaré à CNBC que la Fed « mettra en place des mesures dont l’objectif n’est pas uniquement d’atteindre, mais également de maintenir la stabilité des prix et un niveau d’emploi maximal, et nous le ferons en cas de nécessité. » Ce message était clairement ce que les marchés attendaient, la perspective d’une politique monétaire plus souple a commencé à alimenter un rebond des marchés des actions.

Notre position neutre envers les actions reste inchangée. Nous constatons un ralentissement de la croissance des bénéfices et une influence des incertitudes géopolitiques sur les marchés. Nous privilégions les États-Unis au détriment de l’Europe en raison de leurs meilleures prévisions de croissance, de leur plus grande exposition aux tendances de croissance séculaire et de leurs caractéristiques plus défensives. En conséquence de ces constatations, notre préférence sectorielle pour les actions revient aux domaines de croissance séculaire, tels que les secteurs des services de communication et de l’IT.

Guido Stiel
Investment Communications
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