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50 nuances de vert, ou comment ABN AMRO ne se contente pas que de chiffres.

Dans le monde entier, ABN AMRO emploie plus de 20 000 personnes qui fournissent des services financiers à cinq millions de clients particuliers et de familles, ainsi qu’à 400 000 entreprises. La banque met l’accent sur les clients et les familles, et non sur les contrats : pour ABN AMRO, les affaires bancaires sont des affaires humaines au sens plus large du terme.
50 nuances de vert, ou comment ABN AMRO ne se contente pas que de chiffres.
50 nuances de vert, ou comment ABN AMRO ne se contente pas que de chiffres.

Dans le monde entier, ABN AMRO emploie plus de 20 000 personnes qui fournissent des services financiers à cinq millions de clients particuliers et de familles, ainsi qu’à 400 000 entreprises. La banque met l’accent sur les clients et les familles, et non sur les contrats : pour ABN AMRO, les affaires bancaires sont des affaires humaines au sens plus large du terme. Mardi 13 mars, l’interprétation détaillée de cette approche a été présentée lors de la deuxième édition de Human Rights Update, au siège social d’ABN AMRO à Amsterdam. Joachim Aelvoet, Country Director Products & Solutions, nous éclaire.

Commençons par une brève présentation du rapport Human Rights. Pourquoi ABN AMRO l’a-t-il lancé ?

Joachim : « En tant qu’institution financière internationale, il est important pour nous de nous rendre compte que nous influençons, directement et indirectement, beaucoup plus de personnes que nos seules relations directes. Les décisions que nous prenons en tant que banque ont un impact sur les clients et les entreprises que nous servons, et cela se répercute sur leur personnel et les communautés locales au sein desquelles ils sont actifs. C’est un véritable effet de ricochet. C’est précisément pour cela que nous trouvons essentiel, en tant que banque, d’examiner aussi nos activités commerciales en matière de droits de l'homme. Car nous voulons créer un effet de ricochet positif, tant pour nos clients que pour nos collaborateurs et pour la communauté dans laquelle nous opérons. Avec le rapport Human Rights, ABN AMRO souhaite en premier lieu s’arrêter sur sa responsabilité sociale. Nous l’avons lancé en 2016, et c’était alors le premier rapport de ce genre dans le secteur financier. Nous en sommes donc très fiers, d’autant que ce sont nos collaborateurs qui sont à l’origine de l’initiative. Dans cette édition, dix experts d’ABN AMRO racontent avec grand enthousiasme comment ils appliquent quotidiennement la stratégie de durabilité de la banque dans leur domaine spécifique. D’où le thème “50 nuances de vert”. »

Et comment cela fonctionne-t-il en pratique ? Comment les banquiers peuvent-ils faire une différence en matière de droits de l'homme ?

Joachim : « En réfléchissant de manière très consciente et très critique à chaque décision stratégique, et en s’impliquant activement auprès de leurs clients. Par exemple, les droits nationaux sont un thème important au sein de la banque. Beaucoup de nos clients sont actifs dans plusieurs pays, et dans divers secteurs au sein de ces pays. Or une région sera déjà plus sujette qu’une autre à des risques en matière de droits de l'homme. Il est donc d’autant plus important de connaître en profondeur les entreprises que nous servons, et surtout, de voir leur fonctionnement de nos propres yeux. C’est pourquoi les chargés de relation de la banque se rendent de plus en plus sur place pour rencontrer les clients. Ils peuvent ainsi procéder à une évaluation complète de la situation et mieux comprendre les besoins des clients. »

« Les institutions financières peuvent en outre contribuer à la lutte contre la traite d'êtres humains. Saviez-vous que, selon l’Organisation internationale du Travail (OIT), près de 25 millions de personnes dans le monde sont victimes de l’esclavage ? Les revenus de l’esclavage moderne sont estimés à près de 150 milliards de dollars par an ! C’est une somme considérable qui finit par circuler dans le système financier mondial. En tant que banque, ABN AMRO est idéalement positionnée pour signaler les transactions suspectes. C’est pourquoi nous encourageons de tout cœur toutes les autres banques à se joindre à la lutte contre la traite d'êtres humains en se servant des pistes financières. »

Y a-t-il des risques en matière de droits de l'homme à surveiller en Belgique et aux Pays-Bas ?

Joachim : « Oui, il y en a. ABN AMRO collabore déjà depuis des années avec des entreprises du secteur des transports (notamment aux Pays-Bas). Il s’agit d’un secteur où l’exploitation de la main-d’œuvre est un sujet d’actualité, en raison de la pression sur les prix et de l’internationalisation. Plusieurs entreprises de transport ont récemment fait l’objet d’une couverture médiatique négative, en particulier celles rémunérant les conducteurs étrangers en deçà du salaire minimum. Il a même parfois été question de conducteurs qui passaient des semaines dans leur camion. Ces situations sont contraires à plusieurs droits de l'homme, comme le droit à une rémunération équitable, le droit aux loisirs et le droit à une limitation raisonnable du temps de travail. ABN AMRO veut éviter coûte que coûte d’être en contact avec de telles entreprises, et nous sommes donc très attentifs aux signaux d’alarme. »

« La responsabilité incombe également aux chargés de relation d’ABN AMRO. Ils connaissent l’entreprise et sont en mesure de poser les bonnes questions spécifiques au secteur : par exemple, si les contrats de travail ont été rédigés dans la bonne langue, ou si l’entreprise de transport est au fait de la législation et de la réglementation applicables à ses différentes succursales étrangères. Ils investissent beaucoup de temps dans des entretiens de contrôle avec les responsables des entreprises de transport, d’une part pour détecter d’éventuelles violations des droits de l'homme, et d’autre part pour informer les entreprises. »

Pour plus d’informations sur l’engagement d’ABN AMRO Group en faveur des droits de l'homme, cliquez ici.

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